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15 juillet 2010 - Céréales
La récolte des céréales à paille serait en retrait de 6 % par rapport à la production record 2009
Le rendement du blé serait en baisse, mais resterait à un bon niveau.

La production de blé tendre est évaluée à 35,3 millions de tonnes, selon les premières estimations du SSP. Elle dépasserait de 3 % la moyenne quinquennale 2005- 2009, mais resterait inférieure de 3 % à la récolte 2009.
La sole de blé tendre étant en hausse de 5 % par rapport à 2009, cette baisse de la production, estimée à 920 milliers de tonnes, s’expliquerait par une réduction de 5 q/ha du rendement, qui atteindrait 71 q/ha, soit une valeur identique au rendement moyen 2005-2009.



Estimée à 2,4 millions de tonnes, la récolte 2010 de blé dur dépasserait de 340 milliers de tonnes la
récolte record 2008, soit une hausse de 17 %. Cette augmentation serait essentiellement due à une hausse de 15 % des surfaces par rapport à 2009.

La production d’orge subirait une baisse importante

La production d’orge d’hiver serait en baisse de 14 %, avec 7,8 millions de tonnes, soit légèrement sous la moyenne 2005-2009. Cette diminution s’expliquerait par une baisse de 13 % des surfaces, et de 6 % du rendement par rapport à 2009. Les rendements seraient en baisse dans 18 régions sur 22.
La production d’orge de printemps, estimée à 2,6 millions de tonnes subirait une forte baisse en 2010 par rapport à 2009 (- 33 %), et se situerait 20 % en dessous de la moyenne 2005-2009.

Avec 465 milliers de tonnes, la production d’avoine serait inférieure de 19 % à celle de 2009. Malgré une baisse de 5 % des rendements en 2010, la hausse s’expliquerait par une augmentation de 13 % des surfaces.

La récolte de triticale atteindrait 2 millions de tonnes, soit une baisse de 2 %, par rapport la récolte record de 2009. La sole augmenterait de 3 % et le rendement serait en baisse de 3 q/ha.

La sole de maïs grain, estimée à 1,6 million d’hectares, serait en baisse de 7 %

Avec 54 milliers d’hectares, la sole de sorgho diminuerait de 7 %.
Au total, la sole céréalière s’élèverait à 9,4 millions d’hectares, soit une baisse de 76 milliers d’hectares par rapport à 2009. Quant à la production de céréales à paille, elle serait en retrait de 6 % par rapport à 2009, mais atteindrait toutefois 50,7 millions de tonnes.
Agreste - conjoncture     
12 juillet 2010 - Fongicides
Baisse des intrants, attention aux risques de dérive !
Trois questions à Ludovic Salvo, chef de projet R&D blé chez Nutrixo (Grand Moulins de Paris) :

La tendance à la baisse des intrants et les objectifs du Grenelle, sont-ils compatibles avec les exigences de la meunerie ?

La réduction des intrants affecte nécessairement la productivité. Elle a aussi une incidence sur la
qualité des céréales. En ce qui concerne la qualité technologique, la variété entre en jeu mais aussi le taux de protéines, or on ne produit pas de protéines sans azote.
De même, ne pas protéger assez les plantes contre les maladies, fait prendre un risque sanitaire que l’on ne devrait pas courir. Nous demandons aux agriculteurs, via leurs OS, de retenir la bonne variété, une protection suffisante pour répondre à la réglementation vis-à-vis des mycotoxines, et une récolte au bon taux de protéines, à savoir 11,5.

Avez-vous constaté des dérives dans les pratiques des agriculteurs ?

Avec un taux moyen de 11,3, la récolte 2009 manque clairement de protéines, pour les besoins de la meunerie française, mais aussi à l’export. N’oublions pas que la moitié des blés tendres français est exportée et que nos compétiteurs proposent des blés largement à 12 de protéines. Du point de vue sanitaire, en 2008, les conditions          
climatiques ont provoqué une pression fusariose et DON
importante qui nous a obligés à identifier tous les lots qui
devaient entrer dans nos usines, et à éliminer ceux dont les
valeurs en DON étaient trop élevées. 
                                                                                                                                                               Ludovic Salvo
Iriez-vous jusqu’à préférer des blés produits à l’étranger, aux blés français ?

A ce jour, nous travaillons à 99 % avec des blés français.
Nous essayons de trouver avec les OS, les blés qui nous donnent satisfaction. 
                                                                                                                                                                                                                                               
Mais si on devait se retrouver avec un taux de protéines moyen de 10,5, ce qui peut arriver, ou avec une récolte majoritairement au-delà des limites en terme de DON, ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent, la question pourrait se poser.
Journal Repères céréales N°17     
10 juillet 2010 - Fongicides
Sécurité sanitaire Création de l'Anses
L’Agence nationale chargée de la sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail devient juridiquement opérationnelle au 1er juillet 2010.

Le nouvel établissement de santé, qui sera désigné par l’acronyme Anses
(prononcer « An’sès »), reprend les missions, les moyens et le personnel de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et de l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset). Il en reprend également les acquis et les valeurs - compétence scientifique, indépendance dans l’évaluation des risques, ouverture de l’expertise - pour les mettre au service d’une lecture plus globale et transversale des questions sanitaires.

La fusion de l’Afssa et de l’Afsset est née d’un long travail de concertation. L’Anses travaille aujourd’hui activement à la mise en place des instances nécessaires à son mode innovant de gouvernance, et à la consolidation de son programme de travail. Il s’agit à la fois d’assurer la continuité des travaux engagés sous l’égide de l’Afssa et de l’Afsset et de tirer tout le bénéfice des synergies nouvelles.

La nouvelle Anses reprend les missions et les moyens des précédentes Afssa (Agence française de la sécurité sanitaire des aliments) et Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail). C’est l’ancien directeur général de l’Afssa, Marc Mortureux, qui dirige cette nouvelle agence.

L’Ansès comptera près de 1 400 agents, et fera appel à environ 800 experts externes. Les activités d’évaluation des risques prendront en compte l’exposition des personnes dans tous les compartiments de la vie, au travail, dans l’environnement, ou au travers de l’alimentation et de l’eau.

Parmi les priorités de cette nouvelle agence, on peut noter les pesticides et la santé des travailleurs, les risques émergents (nanomatériaux, perturbateurs endocriniens) ou encore l’émergence de nouvelles zoonoses (transmission de maladies infectieuses entre l’animal et l’homme) liées au développement des échanges et au réchauffement climatique.
ANSES     
10 juillet 2010 - Fongicides
Rapport UIPP, le marché phyto marque le pas : - 14 900 tonnes entre 2008 et 2009
Le chiffre d’affaires des industriels de la protection des plantes a baissé en 2009 de 3% pour se situer à 2, 016 milliards d’euros. Cette tendance à la baisse s’explique par des facteurs conjoncturels :

- pression parasitaire plus faible
- stocks importants de produits restant de la campagne précédente
- dégradation de la situation financière des agriculteurs
- facteurs structurels : contexte réglementaire, crise des cultures pérennes (arboriculture, vignes, légumes) et des grandes cultures (les céréales notamment).

Cette évolution reflète également les engagements du Grenelle de l’Environnement qui a permis de sensibiliser plus encore les agriculteurs à raisonner de plus en plus leurs traitements.



UIPP     
05 juillet 2010 - Bonnes pratiques
Mini sondage sur l'espace BASF Agro à la journée Terre-à-Terre

Une quarantaine d’agriculteurs ont répondu à la mini-enquête réalisée dans l’espace BASF agro au cours de la journée Terre-à-Terre «Spéciale pulvérisation» organisée par Terre-net média

Equipement

Automoteur : 13% ; Trainé : 71% ; Porté : 13 % ; Automoteur + Trainé : 2,6%
Près de 70% des enquêtés ont un pulvérisateur trainé (en moyenne de 3200 l) de moins de 10 ans et on assiste à une augmentation de la taille du matériel en fonction de la surface de l’exploitation.
Des pulvérisateurs bien équipés, du matériel relativement récent et plus de 90% équipés avec des buses de moins de 5 ans

Volumes de bouillie / ha

- inférieur à 100 l/ha : 26 %
- 100 à 149 l/ha : 39 %
- 150 à 200 l/ha : 32 %
- plus de 200 l/ha : 2 %

Réduction des volumes de bouillie caractérisée par le type de pulvérisateur utilisés.

ð Surfaces traitées/ pulvérisateur (15 ha en porté, + de 25 ha en traîné, + de 30 ha en automoteur.      
        
                                                                                                                Photo Terre-Net Média
                       

Conditions d’application

Des interventions le plus souvent en conditions optimales, à savoir, très tôt le matin ou en  fin de journée.

ð  Bonne qualité de pulvérisation pour une optimisation de l’efficacité du produit  

Le déclenchement des interventions passe systématiquement par une phase d’observation, associée à un autre critère de déclenchement pour une intervention au meilleur stade.

Les résultats présentés reflètent une tendance et n’ont pas pour objectif de donner des valeurs statistiques issues d’études respectant les critères des sondages. Les agriculteurs enquêtés, particulièrement motivés par le dossier pulvérisation, travaillent sur une exploitation de 200 ha en moyenne, dont une centaine en céréales. 

 

BASF Agro     

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